(Seconde
partie)
6. LE CONFLIT
SOCIO-COGNITIF
Le conflit socio-cognitif
est l'ensemble des réponses apportées par des pairs à un apprenant pour
résoudre un problème cognitif.
Dans la
conception socio-constructiviste, l’effet des pairs joue un rôle fondamental
parfois identique à celui que peut jouer un enseignant. En effet, le conflit
est très utile pour un apprentissage efficace et efficient des apprenants car
il favorise un réexamen de ses conceptions en fonction des points de vue de ses
pairs. Pour que le conflit socio-cognitif soit un facteur d’apprentissage, il faut
que les apprenants partagent une zone commune dont l’écart est raisonnable pour
les stimuler à trouver des réponses adaptées aux problèmes cognitifs
rencontrés.
D’après
plusieurs chercheurs comme Dillenbourg, Doise et Mugny, plusieurs mécanismes peuvent
se manifester lors d’un conflit socio-cognitif : l’auto-explication,
l’approximation, l’intériorisation et l’induction.
7. L’EVALUATION
FORMATIVE
L'évaluation
formation est une évaluation effectuée par l'enseignant, en cours
d'apprentissage, pour vérifier le degré d'acquisition des connaissances et
compétences visées par la séquence choisie.
D’après Crahay,
l’évaluation formative permet à l’apprenant d’avoir des informations sur son
activité d’apprentissage et sur la qualité de sa production. C’est un outil
efficace qui permet d’orienter l’apprenant et de réguler les différentes phases
d’une activité d’apprentissage.
Nunziati parle
d’évaluation formatrice si l’apprenant s’auto-évalue et régule les phases de
l’activité d’apprentissage. Ce type d’évaluation conduit à une autonomisation
des apprenants.
8. LA
DIFFERENCIATION
La
différenciation est la capacité d'un enseignant à utiliser plusieurs méthodes
et matériels d'apprentissage pour résoudre les problèmes cognitifs de ses
apprenants en tenant compte de leur hétérogénéité.
D’après
Prsesmycki, elle désigne des mécanismes souples favorisant une diversité des
apprentissages en fonction de leurs capacités.
La
différenciation se fonde sur deux piliers fondamentaux :
ü le principe d’éducabilité (confiance dans le potentiel cognitif de
l’apprenant),
ü le droit à l’erreur (outil indispensable d’information pour l’enseignant
sur ses démarches et matériels d’apprentissage mis en œuvre, facteur catalyseur
la motivation de l’apprenant).
D’après Mérieu,
il existe deux types de différenciation :
ü la différenciation successive (usage de stratégies et démarches différentes
à différents moments de l’apprentissage),
ü la différenciation simultanée (usage des démarches et stratégies dans une
même séquence d’apprentissage).
9. L’ETAYAGE
L'étayage est
un ensemble de soutien apporté par un pair ou un adulte à un apprenant afin de
l'aider à résoudre un problème et de progresser dans son apprentissage.
Pour Bruner, l’étayage conduit à
l’apprentissage par découverte qui permet une maîtrise plus profonde des
contenus à apprendre tout en développant, chez l’apprenant, une démarche de
pensée pour être autonome.
Pour être efficace, l’étayage peut être une
des six fonctions suivantes : l’enrôlement, la réduction des degrés de
liberté, le maintien de l’orientation, la signalisation des caractéristiques
dominantes, le contrôle de la frustration et la démonstration.
10.
LA REGULATION INTERACTIVE
La régulation
interactive est l'ensemble des soutiens et guidage fourni par un pair plus
avancé à un apprenant pour l'aider à être autonome progressivement. C’est une
des formes de la différenciation.
Elle peut être
associée au concept d’étayage proposé par Bruner.
Dans une
régulation interactive, l’enseignant veillera à aider l’apprendra à être
progressivement indépendant des dispositifs d’aide et de soutien mis en place
antérieurement. Pour Bruner, c’est le phénomène de désétayage.
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