LA SEMIOLOGIE STRUCTURALE A LA
RECHERCHE DES CODES
(1ère
partie)
I.
INTRODUCTION :
Dans une séquence
d’enseignement/apprentissage en classe, lieu par excellence de la pratique
communicative, les enseignements des disciplines scientifiques utilisent
régulièrement des représentations figurées pour modéliser et véhiculer le
savoir auprès des apprenants. Cette approche pédagogique est porteuse de
pratiques signifiantes qu’il convient d’analyser dans une perspective
sémiotique.
II.
DIFFERENCES
ENTRE LES SIGNES ARBITRAIRES ET LES SIGNES ANALOGIQUES :
D’après Peraya, la Sémiologie (selon
Saussure) ou la Sémiotique (selon Peirce), qui étudie les processus de
signification, a pour objet les différents systèmes de signes, leur classement
et leur mode de signification.
II.1 :
Définition et caractéristiques du signe linguistique/sémiologique :
Saussure définit le signe comme une
« combinaison du concept et de l’image acoustique ». Autrement dit,
c’est l’association (lien) d’un signifié et d’un signifiant. Ce qui différencie
le signe linguistique du signe sémiologique :
ü
Pour le signe linguistique : à un seul un signifié,
correspond un seul signifiant,
ü
Pour le signe sémiologique : à un seul signifié,
correspond plusieurs signifiants.
Les signes linguistiques présentent
les caractéristiques suivantes : arbitraire (lien immotivé), double,
discret et discontinu ; tandis que pour les signes sémiologiques :
l’analogie (lien motivé) et le fractionnement en degrés constituent ses
principales caractéristiques.
II.2 :
Classification des signes sémiologiques :
Ainsi des linguistiques, comme Barthes
et Peirce, classifient les signes sémiologiques en deux catégories : les
signes arbitraires (le symbole) et les signes analogiques (l’indice et
l’icone).
ü
Le signe symbolique ou digital : d’après Peraya, son
rapport avec l’objet dénoté est
conventionnel.
ü
Le signe analogique : d’après Peraya, son rapport
avec l’objet dénoté est métonymique pour l’indice et métaphorique pour l’icone.
II.3 :
Critères de différenciation des signes arbitraires et des signes
analogiques :
Trois critères permettent de
différencier les signes arbitraires des signes analogiques (visuels).
ü
Premier critère : la nature du lien (signifié/signifiants) : pour le
signe arbitraire, le lien associant le signifiant au signifié n’a aucune
attache naturelle contrairement au signe analogique.
ü
Deuxième critère : le fonctionnement structural : le signe arbitraire
est considéré comme un code fort car il existe des traits pertinents et
d’unités discrètes qui permettent de l’identifier. Le signe analogique apparaît
comme un code faible car il possède des traits peu définis avec une
prépondérance de variantes facultatives et une part de convention.
ü
Troisième critère : la nature du processus cognitif
généré : Bougnoux propose la notion de coupure sémiotique (le signe n’est
pas le réel) pour distinguer le signe digital du signe analogique. Le symbole
est le pôle abstrait tandis que l’indice est le pôle fusionnel.
Cette différenciation des signes
arbitraires et analogiques a un impact fondamental dans les activités
d’apprentissage où leur usage est très courant.
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